Origine et vision

Le projet de La canopée bleue est le fruit d’une inspiration de Julie Cabot Nadal.

 

Formée en psychologie clinique et ethnopsychiatrie, en ingénierie de projet et de formation, elle a œuvré dans le champ de la Solidarité Internationale pour diverses ONG en tant que responsable de projets, puis s’est consacrée, à son retour en France, à contribuer au développement de l’association Colibris, au niveau local et national (dans sa participation au comité de coopération national du projet Oasis notamment).

 

Convaincue de l’importance que la société civile s’empare des enjeux civilisationnels actuels et mobilise ses ressources pour agir, Julie Cabot Nadal lance le projet de La canopée bleue comme une proposition de voir s’incarner à une échelle réduite, ce qu’une société respectueuse d’un lien Homme-Nature pourrait devenir.

 

Un lieu ouvert à tout.e.s. offrant une diversité d’activités pouvant répondre au plus grand nombre, petits, grands, organisations publiques, privées.

 

Parallèlement, exploratrice passionnée de l'Intelligence Collective et du Vivant, elle facilite, accompagne et forme à la Coopération, et à la Naturalisation des organisations publiques comme privées, et des individus, petits et grands.

Elle s’intéresse, enfin, à la question de la restauration du principe féminin dans notre société comme clé -source d’une société plus harmonieuse.

 

https://juliecabotnadal.wixsite.com/nature-cooperation

 

 


L'APPEL A UN SUR - SAUT DE CONSCIENCE

Le modèle idéologique du Développement de l’Occident basé sur les principes de productivisme, de croissance, de compétition et de domination nous projette dans une impasse d’une telle ampleur et à une telle vitesse que nous avons du mal à la regarder en face, à ne serait ce que la concevoir.
 
Les forêts ont été réduites de moitié en l’espace d’1 minute sur 46 ans de la vie de la Terre (proportionnellement en rapportant à 46 ans l’âge de sa création).
 
L’humain consumériste a créé un 7ième continent (de 6 fois la France en superficie) via 100 Tonnes par secondes de plastiques jetés dans les Océans) envahissant l’écosystème marin et le déstabilisant.
 
Les populations des animaux se sont effondrées de 58 % en 42 ans.
 
9 humains sur 10 respirent un air pollué. La pollution atmosphérique serait une cause de mortalité avant le sida et le paludisme.
 
Le climat…
Les climatologues ne cessent d’alerter.
 
Lundi 8 octobre, le GIEC a publié le rapport qui détaille le scénario d'un réchauffement climatique à 1,5°c. Selon les climatologues, maintenir l’augmentation à 1,5° en prévision de 2100 est devenu irréaliste. Ce seuil arriverait à vitesse grand V. Le GIEC estime qu’il sera atteint en 2030 et 2052.
Depuis Séoul lors de la conférence de la remise du rapport, Jim Skea, coprésident du groupe III du GIEC a déclaré solennellement "Limiter le réchauffement climatique à 1,5°c requiert des changements d’une ampleur sans précédent."
 
L’augmentation actuelle de 1 degré nous montre déjà ses désastres dans de nombreux pays.
Pour nous, ces effets se faisaient vaguement entendre jusque là, uniquement par écrans interposés, sur d’autres terres, d’autres mondes, en dehors de notre portée.
C’était « loin » de nous. Mais voilà que les lieux concernés se rapprochent désormais de notre zone de confort et de conscience.
 
Cet été, la terre a brûlé en Europe aussi, faisant face à de nombreux incendies, même dans les pays nordiques. À Amsterdam, 12 ponts ont été fermés car la chaleur extrême risquait de faire fondre le métal. Tout cela est imputable au changement climatique.
Les climatologues de confirmer :
« Après 2050, on pourra arriver à 55°C en France » Le Monde, 28/07/2018
 
Les médias en ont été particulièrement réveillés et titraient alors :
« La Terre proche d’un point de rupture » Le Point
« Climat, petits pas ou big bang ? » La Croix
« Climat, c’est maintenant où jamais » Ouest France
« Réchauffement climatique, nous sommes tous vulnérables » Le Monde
 
Les décideurs nationaux et internationaux ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.
Pour l’heure, si nous poursuivons à ce même rythme, et suivons celui énoncé par la Cop 21, seulement fait de "petits pas", un réchauffement de 5,5°c (toujours selon le GIEC) nous attend à la fin du siècle.
Il va donc falloir réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre : 45% d'ici 2030.
C'est énorme.
 
"Même en respectant l’accord de Paris, nous serons sur une hausse de 3 °C à 3,5 °C à la fin du siècle.
Le risque d’être exposé à des événements extrêmes liés au réchauffement va être multiplié par cinquante » Le climatologue Jean Jouzel, entretien au « Monde », juil 2018
 
Notre génération vit bel et bien un défi sans précédent, celui d’une remise en question radicale individuelle et collective de son paradigme, et ce dans un délai extrêmement court à l'échelle de l'Humanité.
La situation appelle un sursaut de conscience exigeant tout autant de la profondeur de vision que de l’expressivité et concrétisation, dans les temps.
 
Ce sursaut rencontre de nombreux freins et résistances psychologiques. Ceux là qui ont fait l’inertie depuis des années alors que les signaux et informations d’alertes pleuvaient ou brûlaient, selon ou nous habitions.
 
L’écopsychologie nous aide à mieux nous comprendre. A nous rejoindre en nous même pour mieux déceler ce qui nous rend individuellement et collectivement hors sol, exilés psychiquement de la réalité actuelle endurée par la Nature et par nous-même, « notre » Terre.
 
L’écopsychologie nous aide à libérer ce qui se tait en nous, se détourne.
Oui, nous pouvons pré sentir l’effroi d’une terreur, d’une rage, d’une sidération, d’une bascule intérieure avec un sol qui se dérobe… De cela nous nous prémunissons, faute d’avoir pu apprivoiser notre intériorité et ses énergies puissantes. Nous sommes effrayés par le sauvage en nous, tout autant que nous sommes en effroi devant les soubresauts convulsifs de la Terre que ‘l’homme « moderne » a pourtant cru pouvoir dominer.
 
L’écopsychologie nous aide à lever les voiles, pour une résilience forte de vivance, d’expérience d’interdépendance retrouvée.
Elle nous invite à retrouver une juste place au sein de la biosphère, faite d’équivalence, et du sens de notre responsabilité quant aux équilibres de l’écosystème.
 
L’écopsychologie nous invite à passer d’une écologie superficielle, basée sur le dit « durable » d’un modèle prônant l’impasse de la croissance dans un monde fini,
à une écologie profonde, basée sur un rapport au vivant fait d’empathie et de coopération.
 
La canopée bleue vise à contribuer à cette prise de conscience par son programme d’actions au cœur duquel s’inscrit le réveil à une écologie profonde.
 
Il n’est plus l’heure de reléguer à l’utopisme celles et ceux qui agissent.
Nos « petits pas individuels » ne suffiront pas.
 
Il est tant de nous rejoindre (et nous sommes nombreux et riches de nos diversités et complémentarités - Colibris, Villes en Transition, Alternatiba, le mouvement des coquelicots, les Amis de la Terre, Sea Shepard, etc),
et de faire œuvre commune pour prendre soin de notre commun.
 
Nous avons une nouvelle histoire à écrire, sans plus attendre.
 
Julie Cabot Nadal
Fondatrice de La canopée bleue