Le parrain de La canopée bleue

 

Sociologue, écothéologien et acteur engagé de la société civile, Michel Maxime Egger est l’auteur d’essais sur l’écospiritualité et l’écopsychologie : La Terre comme soi-même (Labor et Fides, 2012), Soigner l’esprit, guérir la Terre (Labor et Fides, 2015), Ecopsychologie (Jouvence, 2017).

 


 

«  (…) le déni conduit à l’inertie. Un phénomène que Théodore Roszak, pionnier de l’écopsychologie, considère comme « la plus puissante des forces sociales ». Ainsi qu’il le souligne, les informations peuvent nous alerter sur les problèmes, mettre le doigt sur nos erreurs, indiquer les risques que nous courons, mais « elles ne peuvent pas nous motiver vraiment, nous apprendre manière de vivre et de désirer vivre (1). De tels changements ne peuvent sourdre que de l’intérieur. Ils n’interviennent que quand le cœur est touché. C’est en effet dans le cœur profond que s’origine le courage, la volonté et la compassion, dont nous avons besoin pour agir.

 

Pour répondre à la crise écologique, deux choses sont donc nécessaires. D’une part, user de notre pouvoir de citoyen pour influer sur le politique. D’autre part, opérer un travail de conscience, d’unification de notre être et de reconnexion à la nature, afin de défaire les nœuds qui conduisent à l’aveuglement, au déni de réalité, et à l’incohérence de nos existences. » Article – réchauffement climatique : vaincre la tentation du déni – L’Homme en devenir, 2015