Un engagement solidaire au-delà de nos frontières

Les Indiens Kogis sont les derniers héritiers des Tayronas, l’une des plus grandes sociétés précolombiennes du continent sudaméricain.

Au nombre de 12.000, repliés dans les hautes vallées de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie, ils ont développé leur culture au coeur d’un territoire géographique unique : un massif montagneux culminant à 5.800 mètres et situé à 42 km de la mer des Caraïbes (le plus haut du monde en bord de mer).

Cette pyramide aux sommets enneigés présente une variété unique de climats et d’écosystèmes. Plus qu’une montagne, la Sierra Nevada représente le coeur du monde, la Mère Terre, qui a transmis au peuple Kogis son code moral et spirituel.

 

Ce peuple riche d’enseignements par sa façon de vivre sa communauté et sa relation à la Nature, s’est fait exproprié de ses terres ancestrales durant des années, à des fins mercantiles.

 

Nous ne le savons que trop peu, mais les sociétés « racines » dont font partie les Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes du continent sud-américain, mémoire d’un temps qui semble révolu, sont porteuse des clés de notre avenir. Pour les explorateurs de possibles déjà en chemin, elles offrent la chance d’élargir le regard, de retrouver l’essentiel, pour tenter de distinguer d’autres formes de compréhension du monde, d’être et de vivre ensemble.. Ce dialogue reste à construire dans la beauté et avec inspiration. Peut-être que, par les regards qui se croisent et les différences qui s’accueillent, pourrons nous faire naître de nouveaux chemins nourris de ces étincelles qui, toutes ensemble, font une si belle lumière, celle de la vie ?

 

C’est dans cet esprit que nous souhaitons soutenir financièrement l’association Tchendukua dans sa mission de rachat et de restitution des terres des Kogis pour leur permettre de jouir de nouveau de leur pleine souveraineté.

 

« Bien sur, nous tentons d’accompagner les Kogis, là bas, dans la Sierra, à reprendre possession de leurs terres, à retrouver les objets nécessaires à la réalisation de leur rituel et d’une manière générale, à tenter de faire face aux agressions multiples de notre modernité. Chaque terre rachetée et restituée, chaque arbre préservé nous apparaît comme une victoire. Mais nous savons bien, que le véritable enjeu ne se situe pas là bas, chez les Kogis, mais bien chez nous, dans notre capacité à faire évoluer notre regard, notre compréhension du monde et des choses.

C’est sans doute car nous sommes en déséquilibre ici, que les Kogis, et bien d’autres communautés humaines, ont des difficultés « là bas », chez elle, c’est donc ici que doit se poursuivre le travail engagé « là bas ».

 

Ce que résume parfaitement cette phrase, reprise par JM PELT, dans l’un de ses ouvrages:

« Ce qui compte vraiment dans cette démarche d’accompagnement (des indiens Kogis), ce n’est pas tant que nous ayons besoin (des Kogis), c’est que nous avons besoin de développer les qualités humaines qui sont nécessaires pour les accompagner, celles là mêmes qu’il nous faut pour nous sauver nous même »

D’après Jean Marie PELT – "La terre en héritage"